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Mexique, Australie, Vietnam et la liste continue. 35 pays environ, et autant de marchés d’exportation que dessert Gamex, filiale du Groupe Gamache.

L’aventure commence il y a plus de 15 ans quand Richard Gamache fait appel à Yvon Vallières, aujourd’hui directeur des ventes. En fait, « dix-sept ans », comme Yvon prend soin de le détacher avec fierté comme pour mieux faire peser l’expérience de toutes ces années. On est alors à l’époque où appeler un client en Colombie prenait tout un après-midi. Il fallait aussi, service après-vente oblige, enregistrer sur cassette vidéo les instructions d’assemblage et expédier le tout par la poste ou par service de messagerie, et attendre. La technologie a, bien sûr, tout accéléré, mais surtout, tout simplifié, précise Yvon.

Aussitôt mise en ligne, la fiche d’un camion à vendre peut être consultée à l’autre bout de la planète. L’équipe de Gamex peut à distance et temps réel aider un client à installer une pièce ou à mettre en service un véhicule. Exporter des poids lourds ou des tracteurs en Amérique latine ne comporte donc plus les complexités logistiques d’avant. Le monde interconnecté d’aujourd’hui uniformise davantage la demande. Les clients se tiennent au courant de l’évolution des modèles et des technologies mécaniques et exigent des véhicules plus récents. Un exemple, souligne Yvon, le Vietnam qui aujourd’hui n’achète que des véhicules âgés de 3 à 5 ans. Et la tendance s’étend à l’ensemble des marchés où « maintenant, nos clients étrangers sont 8 ans en arrière au lieu de 15 », constate-t-il.

L’exportation de poids lourds ou de pièces détachées vers un bassin de clients non seulement vaste, mais très divers demande de Gamex une certaine souplesse, d’autant que chaque pays a ses critères. Ce sera donc les pièces seulement pour l’Australie qui ne peut rien faire de nos camions entiers – conduite à gauche – alors que pour d’autres pays, on peut aller loin dans les solutions proposées. Dans certains cas, pour faire baisser les frais de transport, les camions envoyés en Afrique sont complètement démontés, mis dans des conteneurs suffisamment petits et expédiés. Ils sont plus tard réassemblés par le client sur place, où la main-d’œuvre coûte moins cher.

Pour alimenter tous ces marchés et écouler ses 1 500 camions par année, Gamex compte sur plusieurs sources d’approvisionnement : les entreprises de transport et surtout les encans pour les véhicules entiers et, par exemple, les compagnies d’assurance, pour les pièces. « Nous avons des ententes avec ces compagnies qui nous vendent des véhicules accidentés pour leurs pièces », explique Yvon. Et, faut-il ajouter, ces pièces ne sont pas toutes vendues à l’étranger. Certaines ne vont nulle part ailleurs. Elles sont soigneusement modifiées, puis vendues à des écoles de métiers au Québec.

Gamex, des pièces pour la relève d’ici

Bruno Sauriol, de l’École des métiers de l’équipement motorisé de Montréal (ÉMEMM), insiste : « Ce qui est bien avec Gamex, c’est qu’on peut faire faire des modifications aux pièces en cours de route et avoir exactement ce qu’on veut. » Cet enseignant responsable d’ateliers à l’ÉMÉMM n’hésite donc pas à se rendre sur place pour suivre l’évolution des travaux de modification et s’entendre sur les objectifs de l’opération. Il y a, après tout, des compétences précises à transmettre. Voilà pourquoi, de mèche avec ses complices chez Gamex, il fait programmer les anomalies et les défauts mécaniques que devront corriger les quelque 250 étudiants inscrits au programme de mécanique de véhicules lourds routiers, qui fréquentent chaque session les ateliers de cette école bientôt centenaire.

Transmissions, moteurs, différentiels, portions de camions, tout est spécialement assemblé et adapté à la formation de la relève, une relève qui cogne dur et met tous ces composants à rude épreuve : « À force de montage, de démontage, d’ajustement, de vérification et de réparation, on les regarde, pis ça se démonte tout seul! », lance Bruno, lui-même mécanicien comme tous les enseignants de l’école. Il faut souvent remplacer les pièces trop usées, voire carrément brisées. Il faut aussi se tenir à jour et travailler sur des véhicules semblables à ceux qui circulent sur nos routes.

Et dire que la collaboration entre Gamex et l’ÉMÉMM a commencé par un simple achat de pièces. Au fil des achats est né un partenariat qui s’est solidifié avec les années et qui donne aux étudiants des écoles de métiers des outils d’apprentissage concrets à la mesure de leurs besoins et des habiletés à développer.

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